Curtil-Saint-Seine (Côte-d’Or)

A partir de janvier 2025

Documentation

  • Monographie de Francheville
  • Spelunca 1966 n°2 (voir pages en PDF dans le Drive)
  • Topos SCD, ASCO

1ère session – La Genèse

29 janvier 2025 – Tom, Elliot, Lisa

On s’est motivé pour visiter plusieurs “trous de Curtil”, notamment le trou du Chien. Ce jour-là, on fera aussi le gouffre de Curtil et la rivière fossile de Curtil (voir autre compte-rendu).

Arrivés sans corde ni matos particulier, on descend le ressaut d’entrée jusqu’à la cote -11 m indiquant la désob réalisée dans les années 60. Cette étroiture s’est rebouchée depuis, encombrée par des caillasses de tailles variées. 

Visite aussi des deux mini-boyaux superposés qui s’ouvrent côté droit en descendant.

Sur le côté gauche, une vire (équipée de vieux goujons antiques) mène à un boyau en hauteur.

Tout ceci nous fait dire que le trou du Chien est un bon candidat à une session de travaux : désob, rééquipement, et aussi débroussaillage de la marche d’approche qui en a GRANDEMENT besoin (immense galère dans les ronces pour arriver et repartir). En rentrant, c’est décidé : on propose la date du 1er mars à qui le veut.

2ème session – Le vif du sujet

1er mars 2025 – Tom, Elliot, Lisa, Laëtitia, David, Greg

D’entrée de jeu, David le spéléo-paysagiste nous régale avec sa débroussailleuse sans fil qui fait des merveilles : on a désormais un vrai petit sentier d’approche confortable ! 

En arrivant, on prépare le trou afin de le rendre plus praticable – visiblement, il n’a pas été visité depuis bien longtemps : 

  • pose de corde à noeuds de l’entrée jusqu’à l’étroiture forcée dans les années 60, à -11 m,
  • creusage de petites marches dans le pan incliné
  • pose d’un spit + AN pour installer de quoi poulie-bloquer des choses lourdes depuis l’étroiture
  • équipement de la vire, ce qui permet de constater que le boyau supérieur ne mène à rien

Une fois tout ça fait, on peut s’attaquer à la désob, la vraie ! D’après la topo de 1996, on est arrêté à mi-chemin de la cavité. Notre objectif : déblayer l’étroiture et continuer à descendre.

Chaîne humaine le long du pan incliné pour dégager tout ça. On alterne entre grosses pavasses (certaines nécessitent d’être encordées et remontées à la poulie-bloque), caillasses de différentes tailles et pâtés d’argile bien collants. Le tout se dégage bien à l’aide de notre formidable outil : la mini-pioche !!!

Globalement notre opération se déroule dans des conditions pas trop mauvaises : grands volumes, on est debout, pas de baudard, proche de la surface… Avec néanmoins trois points négatifs : 

1/ Ces petites gouttelettes, à l’aplomb de l’étroiture, qui coulent sans discontinuer sur nous : dans le cou, sur le dos… On est trempés et gelés. UN PLAISIR. 

2/ La BOUE. Lourde. Grasse. Collante. Omniprésente.

3/ Quelques pavasses dans le haut du pan incliné qui ne demandent qu’à se péter la gueule sur les spéléos aval. A traiter lors de la prochaine visite. 

Finalement, caillou après caillou, on dégage un passage… L’étroiture est re-désobée !!! Fierté immense. 

Bon, ça reste une étroiture : on s’y glisse les pieds en avant et en se vautrant allègrement dans la boue liquide et grasse. De l’autre côté, on arrive sur un P5 vertical (on aperçoit le fond) que l’on peut “enjamber” pour atteindre un ressaut, qui mène à un P7 (configuration en forme de point d’interrogation). Ces deux puits mènent à la deuxième salle, un pan incliné plus pentu que celui de l’entrée.

Fait notable : on perçoit un net courant d’air à l’entrée de l’étroiture (on est deux à l’avoir senti).

Au départ, on est motivés pour équiper l’un de ces puits dans le but de taper le fond… Mais le froid, la démotivation, la fatigue et la couche de boue qui nous recouvre ont finalement raison de cet objectif. 

Arrêt sur “c’est déjà pas mal pour aujourd’hui”.

Questions en suspens : 

  • Depuis combien de temps personne n’est allé dans ce trou ?
  • Qui plus est, depuis combien de temps personne n’est allé au fond, après l’étroiture ?
  • Que va-t-on y trouver ? Dans un Spelunca de 1966, il est indiqué qu’on a retrouvé “des ossements humains et 4 fers à cheval datant du Moyen-Âge”. INTRIGUANT.
  • Quid de ce courant d’air ???

Au retour, photo souvenir “bain de boue” et “redneck des broussailles”.

Une bien belle journée.

A refaire, avec une combi pour Tom.

3ème session – Le deuxième sous-sol

28 mars 2025 – Lisa, Elliot, Ben Humbel

Peu de candidats pour cette nouvelle session au Chien (en même temps on est vendredi) mais Ben nous fait l’honneur de sa présence ! Il va prélever des fragments de parois afin de déterminer dans quelle type de roche on se trouve, et formuler des hypothèses sur la continuation potentielle du trou.

L’autre objectif : descendre au deuxième sous-sol de la grotte pour atteindre le terminus des désobs.

Elliot équipe (en pestant) dans le boyau qu’on a re-désobé la dernière fois. C’est assez large mais pas bien haut de plafond (un boyau quoi). Gentille oppo à faire pour passer au-dessus du premier puits. Il semble un peu scabreux-ébouleux, c’est pourquoi on lui préférera le second puits, noté P7 sur la topo (en réalité, 5 mètres entre la tête de puits et le sol). 

C’est étonnant de constater, et ça se voit sur la topo, que les deux parties de la grotte sont sensiblement similaires. Même schéma d’entrée suivi de pan incliné constitué de pavasses et de terre. 

Logiquement, la suite du deuxième niveau est à chercher tout en bas. Mais…

Franchement, on comprend pourquoi les anciens ont renoncé. C’est le même problème qu’au premier sous-sol : l’inclinaison de la pente et le volume de caillasse fait qu’il faudrait vraiment évacuer les gravats = genre les sortir de la grotte, et pas juste les poser à côté de la désob. Gros boulot d’étayage à faire aussi pour sécuriser, car sinon tout aura tôt fait de se casser la gueule (sur nous). 

C’est dommage car il y a très certainement une continuation. Pénétrable ou non, mais il y a forcément des choses à découvrir sous le remplissage. 

Question : les anciens ont-ils désobé au bon endroit ? On voit que la cavité est orientée sur une diaclase, or la désob des anciens part dans un autre sens. Sur place, on essaie de gratter un peu dans le sens de la faille. Mais en 10 min et à mains nues, c’est illusoire.

Arrêt sur “on avait prévu de voir le fond, on l’a vu, merci au revoir”. 

Il faudra de toutes façons revenir enlever les cordes.

…Et creuser un tout petit peu, 

juste pour voir ?


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