Des étroitures, une cheminée prometteuse et la découverte du Creux Percé à la Combe aux Prêtres
12 avril 2025 – Tom & Lisa
Immense flemme du week-end, on commence à descendre à l’horaire incroyable de : 14h05 !!!
Objectif de base : retourner à notre escalade du réseau nord (cheminée des Scorpions). Dès le parking, on revoit à la baisse et on renonce à embarquer le kit perfo qui pèse un âne mort. On se dit qu’on va aller au réseau nord et se payer une petite balade des familles et qu’on verra bien ce qu’on fait au final…
J’équipe la Combe (il y a déjà du monde mais on ne les croisera pas). Arrivé dans le réseau nord, on avance tout lentement en regardant les diverticules, les concrétions, les étroitures “prometteuses”…
On passe les marmites, et en arrivant juste avant la trémie, on repère un boyau de taille acceptable dans lequel on s’engouffre. On comprendra (grâce à Cosimo et Fab Taupes) qu’il s’agit en fait du boyau Nord.
Après quelques mètres, le boyau part dans deux directions opposées.
On commence par prendre à gauche. Ça devient rapidement un ramping plutôt ardu, pas bien large, ni haut, par endroits ça frotte carrément. Tom ne tarde pas à virer son baudard, tandis que je fais l’erreur de le garder (presque) jusqu’au bout…
Passé quelques étroitures assez sélectives et un peu d’eau (on adore), Tom s’arrête sur une ultime étroiture trop sévère. J’arrive à passer mais de l’autre côté, après une dizaine de mètres, ça descend sur environ un mètre et ça siphonne. Il y a quelques traces de pas dans la glaise. Je décide de descendre sur la “plage” du siphon pour pouvoir me retourner.
Petit moment psychologique au moment de m’engouffrer tête la première dans la pente, mon baudard (que j’ai toujours pas enlevé) me retient, je me coince pendant quelques secondes, suffisamment pour penser à l’histoire du type resté coincé en spéléo jusqu’à l’éternité MAIS PASSONS. Retournement, enlevage de baudard, retour dans l’autre sens.
On part maintenant explorer le deuxième boyau, celui de droite. Il présente un aspect bien plus engageant, en forme de gros rond dans lequel on peut être à quatre pattes, voir plus selon les endroits ! (Pas trop debout non plus hein, prenez pas la confiance).
Bon, ça reste un boyau. Mais à un moment, il se divise en deux. La première branche que nous visitons s’ouvre sur de la roche très découpée et abrasive. Dans une petite salle, Tom repère soudain une cheminée… Qui semble mener à une salle en hauteur !!! Excitation maximale.
Ça se monte sans difficulté en libre, pas plus de 2 mètres avec nombreuses prises très adhérentes. Là, ça se corse un peu car pour atteindre la salle, il faut passer une étroiture en Z qui oblige à faire le limbo… Ci-joint, schéma (sommaire) d’illustration. Tom ne passe pas cet obstacle sélectif, il faudrait faire péter un bout de langue de roche.
Arrivée en haut : la récompense !!! Je débouche sur une jolie salle d’environ 15 m², très blanche, qui semble avoir été peu visitée. Au sol, de l’argile rouge, et aussi un remplissage de fins cailloux gris-blanc très propres, bien lavés. Faciès type calcaire à chailles avec des chailles blanches.
D’un côté de la salle, un remplissage argileux mériterait d’être désobé. De l’autre, un remplissage similaire a, lui, été désobé et mène à un boyau de dimensions correctes (quatre pattes) jusqu’au terminus : on arrive dans une cheminée aux parois lisses, obsturée dans le haut mais qui, à hauteur d’yeux, donne sur une “fenêtre” ovale creusée par l’eau !! Il y a certainement une continuation, mais il faut péter. On ne rentre pas entier dedans.
Demi-tour et je rejoins Tom au bas de la cheminée blanche. Il est parti explorer l’autre branche en attendant. Ce boyau part façon laminoir dans une zone assez large (2 mètres ?) mais bien basse de plafond, qui oblige à se rouler dans des flaques d’eau. Tom va voir sur quelques mètres, moi je renonce car mon téléphone n’est pas étanche et pas protégé…
Point notable : tout au long du boyau nord, dans les deux conduits, on a remarqué une certaine somme de guano de chauve souris…
Voilà pour notre explo du jour, on est très enthousiastes, on veut revenir AVEC DES PAILLES ET DES BURINS.
Et aussi avec un protège-cul pour Tom.
Car Tom a fini, après avoir percé sa combi, puis sa sous-combi, par trouer également : SON SLIBARD. Il remontera donc avec un bout de fesses à l’air. Le Creux Percé, qu’on l’appelle désormais.
Retour surface 18h51. TPST : 4 heures environ.
Arrêt “petit blanc post-trou” au bar de la Clairière (rencontre des spéléos qui étaient aussi à la Combe, ce sont des Versaillais), puis coucou aux copains sortis du Neuvon juste après nous.
Une bien belle sortie.
